La norme de 2002, est basée sur l’élévation de la température humaine liée à l’agitation moléculaire provoquée par les hyperfréquences : c’est l’effet thermique, mesurable avec un thermomètre. Depuis les années 60, les effets athermiques sont connus, mais ceux-ci demeurent ignorés par la norme française et les opérateurs, du fait de leur impact avéré sur l’ADN et de l’existence de maladies associées…
Le Dr Hyland indique « que les normes de sécurité actuelles ne sont absolument pas en mesure d’apporter une quelconque protection contre les effets subtils mais néfastes.»
2002 : l’année des Normes
Horst Seehofer, ministre allemand de la santé, a déclaré le 10 mai 2010 sur ARD : « ceux qui décident ne sont pas élus, ceux qui sont élus n’ont rien à décider » . (source reportage) .
Les choix normatifs, se sont faits, selon les pays : – soit d’après des critères économiques poussés par les lobbys – soit d’après des critères sanitaires.
Il en résulte des disparités de niveaux de champs importants dans les normes des différents pays :

La France a un niveau supérieur aux autres pays; ceux-ci se sont imposés des seuils plus protecteurs pour leur population, et plus contraignants pour leur industrie.

Normes de 2002 en France –
En 2002 Yves COCHET ( interview ministre de 2002), explique l’intérêt d’avoir retenu un niveau de puissance si élevé de la façon suivante :
» plus les niveaux sont élevés, moins on a besoin de mettre d’antennes, et moins les investissements sont lourds » (reportage France 3)
Les promoteurs de cette norme, au gouvernement à l’époque (conseiller NTIC) , seront remerciés en poursuivant leur carrière chez les opérateurs comme Orange.
Ainsi la France a donc, depuis 2002, les plus hauts niveaux de champs normatifs de tous les pays du monde, niveaux économiquement favorables aux opérateurs.
Normes de 2002 à Salzbourg –
A Salzbourg en 2002 des seuils d’exposition ont été définis en fonction de l’apparition d’effets biologiques sur les riverains.
La résolution de Salzbourg, promue par le Département Public de santé du Gouvernement de Salzbourg a modifié, en 2002, le seuil de protection pour les antennes-relais avec les niveaux suivants :
- 0,06 V/m en extérieur,
- 0,02 V/m en intérieur
Car » Au delà des difficultés de sommeil et de récupération sont constatées «
Elle a indiqué que :
» Sur la base du principe de précaution, les enfants et les groupes vulnérables tels que les personnes souffrant d’épilepsie et de troubles cardiaques ne devraient pas être exposés au moindre risque »
Conséquences en 2003, du niveau des normes Francaises
En mars 2003, quelques mois après que cette norme de 2002 soit passée, les compagnies d’assurance ont pris la décision de ne plus couvrir les risques liés aux champs électromagnétiques des polices de responsabilité civile des opérateurs de téléphonie mobile.
Le Figaro indiquait que, sans assurance, « les opérateurs ont peut-être intérêt à ouvrir le débat sur ce sujet qui pourrait, dans quelques années, se transformer en bombe à retardement » et d’ajouter « il semble bien que l’on ait disséminé une technologie sans en maîtriser réellement les conséquences en termes de santé publique » (extrait figaro/AFP repris par la CRIIREM)
Conclusion
Les normes doivent être élaborées en fonction des niveaux à partir desquels des effets physiologiques sont perceptibles. Mme Jeanine Le Calvez vice-présidente de PRIARTEM les mentionne dans les objectifs à tenir :
« Les guidelines d’EUROPAEM, publiées en 2016, proposent des normes
- 0,2 V/m de jour,
- 0,06 V/m de nuit
- 0,02 V/m pour les populations sensibles
Face aux problèmes sanitaires qui s’annoncent, la commission Européenne, le 27 mai 2011, a préconisé : « … de fixer un seuil de prévention pour les niveaux d’exposition à long terme aux micro-ondes en intérieur, conformément au principe de précaution, ne dépassant par 0,6 volt par mètre, et de le ramener à moyen terme à 0,2 volt par mètre … « résolution 1815 (2011)